La candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen et le président du parti Jordan Bardella à leur arrivée à la messe célébrée par le pape Léon XIV à Paris le 26 septembre 2026 ( AFP / JULIEN DE ROSA )
Y être... ou pas. De nombreuses personnalités politiques du centre jusqu'à l'extrême droite ont assisté samedi à la messe célébrée par le pape Léon XIV, dont la venue en France suscite un grand engouement populaire.
Dans une des tribunes installées place de la Concorde à Paris, on pouvait voir le Premier ministre Sébastien Lecornu, les présidents du Sénat Gérard Larcher, et de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.
Également présents, l'épouse du chef de l'État Brigitte Macron et l'ancien président Nicolas Sarkozy.
Les deux anciens Premiers ministres macronistes, Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), avaient également fait le déplacement, de même que la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen et le président du parti Jordan Bardella, accompagnés de nombreux députés ou encore le patron de LR Bruno Retailleau.
Les responsables de gauche étaient eux absents, beaucoup ayant fait le choix de participer plutôt aux marches pour le climat. Absent également, le chef de l'Etat, qui a accueilli le pape à l'aéroport puis à l'Elysée vendredi.
En 2023, il avait assisté à la messe du précédent souverain pontife au stade Vélodrome de Marseille, provoquant une polémique sur le respect de la laïcité.
Evénement "fédérateur"
Invité de la chaîne France Info samedi, le vice-président du RN Sébastien Chenu a jugé que le chef de l'Etat "aurait pu" se rendre à cette messe, un événement "très fédérateur", et auquel on peut assister "sans être nécessairement catholique".
"La laïcité, ce n'est pas l'interdiction d'aller assister à un culte", a-t-il insisté, écartant par ailleurs toute volonté de "récupération" des élus RN.
Interrogé sur l'affirmation du pape, selon laquelle la "juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public", M. Chenu a récusé qu'elle puisse s'adresser à son parti, partisan d'interdire le port du voile islamique dans la rue. "Nous, on combat l'islamisme, on ne combat pas une religion", a-t-il argumenté.
Sur X, le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, a ironisé sur la présence des représentants du RN place de la Concorde, en rappelant que le pape s'était rendu dans la matinée dans un centre d'accueil pour migrants. Il y a souligné se trouver dans une "maison qui témoigne à toute la ville qu’il est possible de se rencontrer et de vivre ensemble dans la dignité et la paix".
"Message directement adressé à tous les candidats qui se sont pressés pour aller sur la photo avec le pape pour mieux le contredire par leurs programmes", a taclé Olivier Faure.
Ne se cachant pas de sa pratique catholique, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier, qui a accouché il y a huit jours, n'est pas venue à Paris, préférant participer à la Marche pour le climat à Arras. Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle, a lui participé à celle de Paris.
Vendredi soir, l'Insoumis Bally Bagayoko avait en tant que maire de Saint-Denis accueilli le pape, venu conclure une veillée de prière au Stade de France. "Un moment extrêmement émouvant", a-t-il commenté sur X.
Le député PCF Stéphane Peu a indiqué sur le même réseau avoir participé à cette veillée, avec son collègue Fabien Gay, à l'invitation de l'évêque de Saint-Denis.

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